Etude comparée de l’efficacité du Kaolin et de la terre de diatomée dans la lutte contre les principaux ravageurs du chou (Brassica oleracea L.) au Sud-Bénin
Parmi les cultures maraîchères produites au Bénin, le chou, une culture exotique représente une part importante de la production maraîchère dans les zones urbaine et péri-urbaine. Cependant, sa production est confrontée aux attaques d’un complexe d’insectes ravageurs dont les principaux sont les chenilles des papillons (Hellula undalis, Plutella xylostella et Spodoptera littoralis) et les pucerons (Lipaphis erysimi) qui causent des pertes de rendements considérables à la culture. L’utilisation des pesticides chimiques demeure la méthode la plus couramment utilisée dans la gestion de ces ravageurs et qui sont à l’origine de plusieurs problèmes environnementaux et sanitaires. L’objectif de la présente étude est de contribuer à la production biologique du chou au sud-Bénin en évaluant l’efficacité de deux biopesticides d’origine minérale : le kaolin et la terre de diatomée dans la lutte contre les principaux ravageurs. Elle s’est déroulée sur le site expérimental du Programme Cultures Maraîchères sis au Centre de Recherches Agricoles de Agonkanmey (CRA-A) de l’Institut National de Recherches Agricoles du Bénin (INRAB) dans la commune d’Abomey-Calavi au Sud-Bénin. Un dispositif en blocs aléatoires complets (BAC) comportant 4 répétitions et 10 traitements a été utilisé pour l’expérimentation. Les traitements qui ont été comparés, sont constitués des combinaisons des niveaux de trois (03) facteurs auxquels deux (2) témoins (absolu : sans application de pesticides ; relatif : avec application de pesticides chimique de synthèse) ont été associés. Deux doses : 2,5 et 5 kg/ha pour le kaolin ; 7,5 et 15 kg/ha pour la terre de diatomée ont été testées à deux fréquences d’application de 7 et 14 jours. Les résultats de cette étude ont montré que l’application du kaolin à des doses de 2,5 ou 5 kg/ha ou de la terre de diatomée à des doses de 7,5 ou 15kg/ha tous les 7 jours permettrait de lutter efficacement contre les lépidoptères comme Hellula undalis et Plutella xylostella. Par contre les résultats se sont montrés moins concluant sur le lépidoptère Spodoptera littoralis et le puceron Lipaphis erysimi. La fréquence d’application a intervalle de 7 jours a enregistré moins de ravageurs que celle de 14 jours pour les deux produits minéraux aux deux doses testées. La poursuite des études pour mieux apprécier l’effet des biopesticides minéraux testés sur Spodoptera littoralis et Lipaphis erysimi est donc nécessaire.
Mots clés : Kaolin, terre de diatomée, chou, insectes ravageurs, Sud-Bénin
Réalisé par : KELEHOUN Sylvestre Tchèkpé Omer